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novembre 1989
Le mur de Berlin symbolise en 1961 la coupure de l’Europe en deux. Cette ligne fortifiée, édifiée par la R.D.A et rapidement baptisée « Mur de la honte », a pour vocation d’isoler Berlin-Est de Berlin-Ouest et d’enrayer l’exode de ses citoyens.
La chute de ce mur, en novembre 1989, symbolisa la disparition de la frontière entre les deux Allemagne, prélude à la réunification de 1990.
Il existe deux raisons principales à la construction du mur de Berlin.
Le mois d’août 1961 fut marqué par une grave crise entraînant une dégradation des relations entre l’Est et l’Ouest.
Pour la première fois, des policiers et des soldats armés se retrouvent face à face à Berlin.
Pourtant, depuis la mort de Staline, les tensions sont moins importantes. John F. Kennedy et Nikita Khrouchtchev ont réussi à trouver un terrain d’entente.
Cet équilibre reste cependant fragile. En 1958, les Soviétiques proposent de faire de Berlin une ville libre, sous contrôle de l’O.N.U, mais les Occidentaux refusent.
L’U.R.S.S veut signer un traité avec la R.D.A afin d’avoir les pleins pouvoirs sur Berlin-Est.
En 1961, ce projet est réactivé et Khrouchtchev n’hésite pas à menacer les Occidentaux en cas de réaction de leur part.
Avec le recul, nous pouvons dire que nous avons frôlé une nouvelle guerre mondiale. En effet, J. Kennedy entame alors une véritable partie de poker avec Khrouchtchev.
Si l’U.R.S.S déploie ses troupes à la frontière, une simple étincelle peut faire sauter la poudrière.
N’oublions pas que les deux puissances disposent de bombes atomiques.
Heureusement, la raison finit par l’emporter et le Mur de Berlin est la solution choisie puisque aucune entente ne semble possible entre les deux blocs.
Mais, les raisons de la construction de ce Mur sont surtout internes à l’Allemagne de l’Est.
L’exode massif vers l’Ouest pose en effet un grave problème à la R.D.A. Environ 53 000 Berlinois passent chaque jour la frontière mais une bonne partie ne revient jamais.
De plus, un flux quotidien de réfugiés de l’Est a atteint son paroxysme en août.
Les techniciens, les ingénieurs, les médecins et les ouvriers qualifiés choisissent en masse l’Occident ce qui pose un réel problème pour l’économie de la R.D.A.
Il est très simple de passer en Allemagne de l’Ouest. Il suffit en fait de prendre le métro et de descendre en secteur occidental.
Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les soldats de l’Allemagne de l’Est commencent à isoler Berlin-Est par des barrages.
Les Berlinois ne peuvent plus librement circuler d’une zone à l’autre et doivent avoir une autorisation.
Malgré un rassemblement d’environ 500 000 personnes à Berlin-Ouest pour protester contre ces barrages, le 15 août, le béton commence à remplacer les fils de fer barbelé.
L’édification du mur s’est faite très rapidement, prenant au dépourvu les Berlinois.
Ce mur va rester en place pendant 28 ans, séparant des familles et provoquant de nombreuses victimes.
Long de 164 kilomètres, le Mur a été achevé en mai 1962.
Des Allemands de l’Est tenteront durant toutes ces années de passer à l’Ouest. En 1962, le gouvernement de Bonn publie dans son rapport que 12 316 personnes ont réussi à passer de R.D.A en R.F.A.
Certains, malheureusement, sont abattus par les Vopos (police allemande) comme Peter Fechter, Günter Litfin ou Klaus-Peter Braun.
Au moins 176 personnes ont été abattues en essayant de franchir ce Mur.
En septembre 1962, 29 personnes arrivent à passer après avoir creusé un tunnel sous le Mur.
Quelques répits sont quand même accordés aux familles. En décembre 1963, le Mur est ouvert jusqu’au 5 janvier pour que les Berlinois d’Est et d’Ouest puissent passer les fêtes ensemble.
En novembre 1964, le Mur est ouvert pour laisser le libre passage aux personnes âgées de plus de 65 ans.
Les civils ne sont pas les seuls à vouloir rejoindre le secteur occidental. Le 5 février 1968, le 500e soldat de l’armée populaire de la R.D.A passe à l’Ouest.
Après 10 ans d’interruption, les lignes téléphoniques sont enfin rétablies le 31 janvier 1971 entre Berlin-Est et Berlin-Ouest.
La chute du Mur de Berlin
Le 9 novembre 1989, les autorités est-allemandes annoncent discrètement que les Berlinois, candidats à l’émigration, peuvent passer par les postes frontaliers.
La police a reçu l’ordre de délivrer des visas pour les départs définitifs. Cette annonce est si surprenante que personne ne veut y croire.
Ce n’est qu’au moment où un jeune couple, en fin de soirée, passe la frontière en présentant simplement une carte d’identité, que la nouvelle se répand comme une trainée de poudre.
Subitement, une véritable marée humaine se masse aux postes frontaliers.
On a assisté alors à un spectacle surréaliste, retransmis à la télévision. J’avais alors 25 ans et ces images sont restées gravées à jamais.
Des milliers de personnes, à pieds, en voiture se pressaient à la frontière ; certains n’avaient aucun bagage et semblaient totalement déroutés, avançant comme des automates.
Des gens s’embrassaient, pleuraient, se jetaient dans les bras de leurs parents qu’ils n’avaient pas vus depuis bien longtemps.
D’autres passaient la frontière avec des véhicules surchargés, emmenant tout ce qu’ils possédaient, y compris des objets hétéroclites et sans valeur, comme s’ils craignaient que ce rêve ne soit pas réel et s’achève subitement.
En voyant ces images, j’ai pensé à l’exode en 1940 que je n’ai personnellement pas vécu bien sûr, mais qui m’a été raconté par mes parents.
Nous n’avions pas Internet à l’époque mais la nouvelle s’est répandue très vite dans le monde entier.
Je crois bien que ce moment a été aussi fort que la retransmission du premier pas de l’homme sur la Lune en juillet 1969. Savez-vous que 500 millions de Terriens ont suivi cet évènement ? Cela peut sembler peu aujourd'hui mais, à l'époque, la télévision était un luxe.
Toutes les grandes puissances ont réagi favorablement à cette nouvelle, y compris l’U.R.S.S ; seul Pékin n’a fait aucun commentaire.
La chute du Mur de Berlin marque la réunification de l’Allemagne et un tournant décisif dans les relations entre l’Est et l’Ouest.
On peut dire d’ailleurs que cet événement marque la fin de l’Europe de l’Est. En juin 1989, en Pologne, des élections donnent la victoire à l’opposition anticommuniste.
La Hongrie suit en octobre puis la Tchécoslovaquie, en novembre.
Le 25 décembre 1989, en Roumanie, le dictateur Nicolae Ceausescu et sa femme, sont exécutés. Leur exécution a d’ailleurs été retransmise à la télévision.
Cette scène est également restée gravée dans ma mémoire. J'ai toujours pensé que ce voyeurisme malsain n'apportait rien à l'information.
1989 a vraiment été une année très particulière qui a, sans aucun doute, bouleversé profondément l’équilibre international.
Véronique Battaglia
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H1N1 Temps forts des semaines à venir
Elargissement de la vaccination contre le virus A(H1N1) le 12 novembre dans les 1 080 centres ouverts au public en France :
Les opérations concerneront en premier lieu les populations à risque (les professionnels de santé du secteur ambulatoire, suivis de l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois, des professionnels chargés de l’accueil de la petite enfance, des nourrissons de 6-23 mois avec facteur de risque, des sujets de 2 à 64 ans avec facteur de risque). Conformément aux recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), un vaccin non adjuvé est prévu pour les femmes enceintes.
Documentation disponible en fichier pdf " Adobe Reader"
Programme Adobe Reader disponible en telechargement sur http://get.adobe.com/fr/reader/
circulaire-vaccination-21aout2009
http://www.pandemie-grippale.gouv.fr/IMG/pdf/circulaire-vaccination-21aout2009.pdf
Imformatif
2- http://www.pandemie-grippale.gouv.fr/IMG/pdf/Volet_C_-_Informatif_28102009.pdf
Technique
3- http://www.pandemie-grippale.gouv.fr/IMG/pdf/Volet_B_-_Technique_28102009.pdf
Operationnel
-4 http://www.pandemie-grippale.gouv.fr/IMG/pdf/Volet_A_-_Operationnel_28102009.pdf
L'OMS coordonne la réponse mondiale à la grippe pandémique H1N1 2009
http://www.who.int/csr/disease/swineflu/fr/index.html
Les sites retenus pour le plan de vaccination du Tarn :
ALBI : Loges du circuit d' albi 81284 Le Séquestre.
CASTRE : Pavillon de la ville - Parc des Expositions.
LAVAUR : Collége Sainte Germaine.
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